Site de campagne pour les européennes 2014

Élections européennes 2014 : le site de campagne

Chers lecteurs, comme vous le savez peut-être, j’ai pris la décision de me présenter comme candidat aux élections européennes de mai 2014. Je suis tête de liste FN-RBM pour l’Île-de-France, mais aussi pour les Français de l’étranger. Mon site de campagne a été récemment mis en ligne (www.chauprade2014.com) : je vous invite à le consulter si vous le souhaitez, un certain nombre d’actualités et de publications me concernant sont bien sûr disponibles.
Aymeric Chauprade

En direct de la Crimée : témoignage d’Aymeric Chauprade sur La Voix de la Russie

Aymeric Chauprade est actuellement en mission d’observation en Crimée, où s’est déroulé le 16 mars 2014 un référendum portant sur un rattachement de la Crimée à la Russie. Il témoigne au micro de la radio francophone « La Voix de la Russie« .


En direct de la Crimée : témoignage d'Aymeric… par realpolitiktv

1945-2014, De Yalta... à Yalta

1945-2014, De Yalta… à Yalta

Ces dernières semaines, les États-Unis et les gouvernements européens alignés ont commis le pas de trop au service de leur fantasme unipolaire.

En renversant, dans l’illégalité et la brutalité, un gouvernement élu démocratiquement à Kiev, avec pour buts stratégiques réels non seulement l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN (et l’éviction donc de l’accès russe aux mers chaudes grâce à la Crimée) mais aussi, à terme, le remplacement de la fourniture russe de gaz aux Européens par du gaz de schiste ukrainien, polonais et américain (il suffira de faire le lobbying nécessaire au Parlement européen pour que le projet de fracturation hydraulique soit entériné), l’Empire est allé trop loin. Car il ne s’agit pas seulement d’un crime maquillé (voir la conversation Ashton/Ministre des affaires étrangères estonien) qui aura vu des snipers pro-Maïdan assassiner leurs propres partisans pour faire porter le chapeau à Ianoukovitch et fournir ainsi une « couverture » humaniste à la position de l’Union européenne ; il s’agit d’une immense faute géopolitique que la Russie ne pouvait pas laisser passer. L’hybris américaine (cette démesure impériale qui frappa les Romains avant eux) dont Victoria Nuland nous fournissait récemment encore un exemple (« Fuck the European Union!« ) vient de se heurter violemment à la géopolitique russe.

Après tout, dès l’effondrement de l’URSS, Moscou aurait pu consulter ses populations russes restées prisonnières des frontières soviétiques. Le Kremlin s’est abstenu. Il a assisté assez passivement à l’extension de l’OTAN jusqu’à ses frontières (pays baltes), aux premières tentatives de révolutions colorées des années 2000 (Ukraine, Géorgie), à la tentative de digestion de la Géorgie en 2008, à la volonté de détruire les régimes syrien et iranien jugés trop proches de Moscou et à tant d’autres ingérences, projections et provocations américaines toujours couvertes du prétexte enfantin des Droits de l’homme et de la démocratie. Aujourd’hui la coupe est pleine ! Poutine est peut-être même le plus modéré des Russes sur l’affaire de Crimée. Il tente de calmer l’indignation de son peuple face à tant de mauvaise foi occidentale.

Le coup d’État de Maïdan, qui a porté au pouvoir plusieurs ministres appartenant à une mouvance ouvertement néo-nazie avec le soutien de Washington et de Bruxelles, au moment même où les gouvernements de l’Union européenne tentent de faire croire à leur population que des partis souverainistes et identitaires seraient un danger pour la démocratie, est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

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Entretien accordé à RIA Novosti

Encore une fois il ne s’agit pas ici d’être pour la Russie contre l’Ukraine. Il s’agit d’être pour l’Ukraine et la Russie ensemble car elles ont vocation à cohabiter pacifiquement. – Aymeric Chauprade, mars 2014

RIA Novosti – Pourquoi les pays d’Occident considèrent-ils les autorités actuelles de Kiev comme légitimes alors que leur arrivée au pouvoir s’est faite par la voie de la violence, par les attaques contre les forces de l’ordre, par la capture de bâtiments administratifs ?

Aymeric Chauprade - Le nouveau pouvoir en place à Kiev est arrivé par un coup d’État contre un président élu démocratiquement. Cette élection démocratique n’avait pas été contestée à l’époque. Il est donc incontestable que le nouveau pouvoir à Kiev n’est pas légal. Si les gouvernements américain et européens reconnaissent le pouvoir de Maïdan, alors ils sont en contradiction flagrante avec les principes qu’ils prétendent défendre. Malheureusement, ils le sont et essaient donc de maquiller leur incohérence en faisant croire que c’est la Russie qui mène une politique de force.

Le gouvernement du Maïdan est le résultat d’un coup d’État planifié avec une ingérence caractérisée puisque des personnalités politiques américaines et européennes sont venues soutenir des milices armées qui s’attaquaient aux bâtiments publics et aux forces de l’ordre. Les premiers morts sont des forces de l’ordre. Les responsables sont des membres de mouvements soutenus par les États-Unis et certains pays de l’Union européenne, comme le parti néo-nazi Svoboda et son bras armé Pravy Sektor.

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Qui sème le vent récolte la tempête

La Russie a donc fini par réagir à ce qui s’apparente à une véritable agression stratégique depuis le début des événements à Kiev. La Crimée est protégée par un statut d’autonomie et des accords entre l’Ukraine et la Russie, et il en va de même des populations russophones d’Ukraine. Moscou a estimé que ces accords avaient rompu par un coup de force contre le président élu en Ukraine.

Dans ces conditions qui peut s’étonner de l’intervention russe ?

Kiev n’a plus de gouvernement légal et agit sous la pression de milices radicales qui ont annulé la démocratie, balayé les droits linguistiques des russophones, limité les programmes de télévision d’opposition, arraché les églises orthodoxes ukrainiennes du patriarcat de Moscou et menacé d’annuler l’autonomie de la Crimée garantie par des traités.

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L'UE a soutenu un putsch contre un gouvernement démocratiquement élu

L’UE a soutenu un putsch contre un gouvernement démocratiquement élu

Le coup de force organisé par les États-Unis et l’Union européenne soutenant Tiagnibok (seul leader qui contrôlait les émeutiers) pendant les Jeux de Sotchi (les Russes ayant alors les mains liées) a donc fonctionné et débouché à l’effondrement du pouvoir légal la veille de la fin des Jeux (le 23 février).

Quelles leçons pouvons-nous tirer ?

1) Les récents événements dramatiques démontrent qu’il n’existe aucune solution politique viable et durable pour l’Ukraine dans les frontières actuelles car l’Ukraine est divisée géopolitiquement.

2) Le président Ianoukovitch qui a quitté le pouvoir de lui-même, et afin que le bain de sang cesse, avait certes des torts sérieux (corruption, incapacité à agir dès le début de la crise) mais il avait été élu démocratiquement (aucune contestation de l’OSCE) et était le président légal. C’est donc un coup de force, un coup d’État même, qui l’a poussé vers la sortie et ce coup d’État a bel et bien été soutenu par l’Union européenne.

3) Le sang a coulé parce que l’opposition a tiré la première à balles réelles sur les forces de l’ordre. Les premiers morts ont été des policiers. Qu’aurait fait un gouvernement occidental si des manifestants avaient tiré à balles réelles sur ses forces de l’ordre? On se souvient que l’autoritaire M. Valls aura quand même fait jeter en prison des petits jeunes de la Manif pour tous ou de Jour de Colère pour un simple jet de canette !

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Samedi 8 février 2014 : « Fuck the EU » by the US State Department

« Fuck the EU (European Union) », lance la n°2 de la diplomatie américaine

"Fuck the EU" - Victoria Nuland

« Fuck the EU » – Victoria Nuland

« Que l’Europe aille se faire e… » a tout simplement déclaré Victoria Nuland, la secrétaire d’État adjointe des États-Unis, en charge des relations avec l’Europe, à son ambassadeur en Ukraine, lors d’une conversation téléphonique enregistrée à l’insu des deux protagonistes le jeudi 6 février. La prise est tellement explicite que la diplomate américaine n’a eu d’autre choix que de s’excuser auprès des diplomates européens. Mais qui a entendu un seul chef d’État, un seul ministre des affaires étrangères européen émettre une quelconque protestation ?

Très bon éclairage sur ce que pensent réellement les Américains de l’Union européenne : qu’elle n’est rien et qu’elle a vocation à rester une périphérie molle des États-Unis. Au passage la conversation est révélatrice, au-delà même de l’insulte faite à l’Union européenne. Elle en dit long aussi sur le rôle que joue l’ONU aux yeux des Américains. Jugez-en plutôt : « Ce type de l’ONU, Robert Serry » explique Victoria Nuland à son ambassadeur, « ce serait super pour aider à coller les choses, d’avoir cette colle ONU et, tu sais quoi, que l’UE aille se faire foutre ». L’ONU ce n’est donc qu’un pot de colle servant à fixer les morceaux du puzzle américain sur le grand tableau mondial.

Washington encourage la guerre civile en Ukraine, quand il ne la fabrique pas tout simplement et agite ensuite ses mécanos (l’Union européenne, l’ONU…) afin de tenir sa feuille de route.

Quant aux gouvernements européens, ils ont pour seule mission, depuis 1945, que de maintenir les peuples européens dans la dormition en leur faisant croire que la construction européenne avance vers une Europe-puissance, alors même qu’elle ne fait, année après année, que consolider le bloc transatlantique dirigé par Washington autant que les oligarchies mondialistes.

Il n’y a désormais qu’une issue unique à l’indépendance de l’Europe : l’effondrement du Système de l’Union européenne au profit d’une authentique Europe des nations, condition sine qua none à la renaissance de la civilisation européenne et donc de la puissance française. Si nous ne sortons pas rapidement de cette trappe, la submersion extra-européenne et l’atlantisation auront raison de nos libertés et de notre identité. La ruine économique en résultera mécaniquement.

Aymeric Chauprade

France / Arabie Saoudite : une dangereuse alliance

Au moment où les États-Unis et la Russie démontrent qu’une sortie de crise pacifique est possible à propos de l’Iran, Paris a choisi de s’aligner sur les positions bellicistes de l’Arabie Saoudite face à la Syrie et l’Iran. Comment peut-on expliquer que la France, qui du Général De Gaulle à Jacques Chirac avait maintenu notre tradition d’équilibre au Moyen-Orient, puisse aujourd’hui autant s’en écarter ?


France / Arabie Saoudite : une dangereuse alliance par realpolitiktv