La dissuasion fait partie de l’avenir de la France

La dissuasion fait partie de l’avenir de la France


La dissuasion fait partie de l’avenir de la… par realpolitiktv

Il y a soixante ans, intervenait la première d’alerte des Mirage IV. C’est l’occasion de réitérer notre attachement à la dissuasion nucléaire et aux femmes et aux hommes, militaires comme ingénieurs qui la rendent crédible, opérationnelle et permanente. Mais cet anniversaire ne doit pas cacher les dangers qui menacent cet instrument ultime de notre indépendance nationale.

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L’Ukraine de l’Ouest désormais « ouvertement » vassalisée par Washington

L’Ukraine de l’Ouest désormais « ouvertement » vassalisée par Washington

Le nouveau gouvernement de l’Ukraine est désormais à l’image évidente de ceux qui ont pris en main le destin de ce pays : il est étranger. Sous couvert « d’intégrer les meilleures compétences internationales » le Président Petro Porochenko a en effet confié les Finances de son pays à une Américaine, son économie à un Lituanien, sa Santé à un Géorgien.

Natalie Jaresko, une américaine d’origine ukrainienne qui a travaillé pour le département d’État américain et pour un fonds d’investissement ukrainien financé par le Congrès des États-Unis a été nommée Ministre des Finances mardi dernier. Aivaras Abramavicius un Lituanien, co-dirigeant d’un fonds d’investissement suédois, devient lui Ministre de l’Economie, quand au Géorgien Alexander Kvitachvili qui fut ministre de la Santé en Géorgie, il hérite du même portefeuille en Ukraine ! Certes la majorité des portefeuilles reste entre les mains d’Ukrainiens, mais ce simple fait en dit long sur le degré de pénétration des États-Unis et de leurs alliés européens de l’Est dans le pouvoir politique ukrainien.

Très largement influencé par le poids de leurs propres minorités ukrainienne et polonaise (lesquelles jouent un rôle clé dans les équilibres politiques de certains États américains mais aussi de l’Ontario au Canada), les États-Unis ont pris largement le contrôle de l’Ukraine de l’Ouest dans le but d’otaniser un pays que le géopolitologue américain Zbigniew Brzezinski décrivait dans son fameux « Grand échiquier » (1997) comme le « pivot de la géopolitique eurasiatique » pouvant couper la Russie de l’Europe et la repousser vers la Chine.

La France et l’Allemagne, qui se sont montrées faibles face à l’activisme anti-russe de certains pays de l’Est (pays baltes et Pologne surtout), auront donc laissé s’échapper toute possibilité de compromis avec la Russie.

L’Ukraine avance désormais à grands pas vers une partition irrémédiable d’autant que le choix du gouvernement ukrainien d’isoler complètement le Donbass (Est) ne fait qu’accélérer le divorce. En ordonnant à leurs administrations de bloquer le paiement des retraites et des salaires des fonctionnaires (écoles, hôpitaux) dans les territoires rebelles, et à la Banque centrale de Kiev de déconnecter les banques de Donetsk et de Lugansk dont les distributeurs de billets ne fonctionnent plus, le Président Porochenko et son Premier ministre Iatseniouk ne laissent plus d’autre perspective possible à la population de l’Est du pays que de construire son avenir avec la Russie.

Aymeric Chauprade – 05/12/2014
Source : aymericchauprade.com

Crédit photo : usembassykyiv via Flickr (cc)

La pression américaine est la raison principale pour ne pas livrer les Mistrals

Des milliards d’euros de pertes et des centaines d’emplois supprimés : c’est ce qui pourrait arriver à la France si la livraison du premier navire Mistral est bloquée. Cette livraison a encore été reportée cette semaine. Pour en savoir plus, le présentateur de Russia Today s’est entretenu avec le député européen du Front National Aymeric Chauprade.

Ukraine : règlement impossible sans un compromis avec la Russie

Discours prononcé à la Douma le 25 novembre 2014

Depuis l’effondrement de l’Union soviétique, en 1989, les États-Unis ont tenté d’accélérer la formation d’un monde unipolaire qu’ils voudraient dominer.

Ils ont travaillé à étendre l’Otan, à dominer les sources d’énergie au Moyen-Orient pour contrôler la dépendance de l’Asie et affaiblir la Russie sur la scène énergétique mondiale. Partout cette politique n’a produit que chaos, de l’Asie centrale jusqu’au Moyen-Orient en passant par le Maghreb. Le fondamentalisme islamique en est sorti renforcé et les États-nations affaiblis, la sécurité de l’Europe menacée.

Les États-Unis ont amplifié leur contrôle de l’Union européenne grâce aux élargissements qui leur ont donné des gouvernements des pays baltes, d’Europe centrale, d’Europe orientale à la botte, des gouvernements parfois servilement antirusses ; ils ont amplifié leur contrôle de l’UE grâce aussi au contrôle capitalistique des groupes de presse européens qui leur ont donné la capacité de peser sur des élites politiques occidentales faibles, soumises au conformisme intellectuel, aux puissances d’argent, grâce encore à la culpabilisation des nations d’Europe, interdite de puissance comme l’Allemagne, interdite de défense comme la France, dont l’outil nucléaire est progressivement remis en question par les lobbies pro-américains dominants et le courant néo-conservateur pro-américain qui étend son emprise sur le Quai d’Orsay et le Ministère de la Défense français.

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Cette semaine, l’honneur de la France c’est de livrer le Vladivostok !

Cette semaine, l’honneur de la France c’est de livrer le Vladivostok !

Au sujet de la livraison ou non de la tête de série des BPC et de la mise à l’eau du second, les déclarations se suivent et se ressemblent, monotones comme les chutes saisonnières de feuille ; elles n’emportent rien, le suspense dure et les dégâts collatéraux pour notre industrie de défense et la crédibilité de la France sont d’ores et déjà incommensurables.


Si les nombreux analystes se sont relayés pour dénoncer les conséquences d’une non-livraison (nous maintenons, quant à nous, que l’Inde regarde de très près la gestion française de ce dossier !), il en est une qui doit retenir notre attention : la gestion future des dossiers d’exportation en France en sera profondément modifiée.

L’observateur attentif du système national des CIEEMG (commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre) avait déjà remarqué une tendance lourde, à peine écornée par l’impérieuse nécessité d’exporter pour financer le budget des armées (une première !) : celle de s’aligner sur les orientations néo-conservatrices américaines.

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Le retour de l’Iran, par Aymeric Chauprade

Il ritorno dell’Iran, di Aymeric Chauprade

La caduta di Sanaa è stato poco commentata ; tuttavia, il controllo della capitale yemenita da parte dei ribelli sciiti Houthi comporta implicazioni importanti e deve, soprattutto, essere interpretato in un contesto più ampio: la strategia regionale di Teheran la cui influenza si estende ora su tutto il Golfo.

Dall’accerchiamento all’offensiva

Questo risultato pareva tutt’altro che acquisito: durante il decennio precedente, l’influenza persiana si è ridotto sotto i colpi della diplomazia neoconservatrice americana e l’Iran praticamente circondato. Presenti nel 2001 in Afghanistan, le forze Usa hanno invaso due anni dopo l’Iraq. In Libano, Assad ritirava gradualmente il suo esercito sotto la pressione di Washington (2005), lo Stato ebraico stava cominciando a intendersi con l’Azerbaigian in uno scambio del quale solo Israele detiene il segreto: diventando consigliere militare di Baku come di Singapore e di Nuova Delhi, Tel Aviv le vendeva armi, le acquistava il suo petrolio (un terzo del proprio approvvigionamento), infiltrava i suoi agenti di sabotaggio attraverso questa base avanzata della sua lotta feroce e clandestina contro il programma nucleare iraniano. Infine, ultimo aspetto, in un momento in cui Israele finalmente riceveva il via libera da Washington per la fornitura di bombe antibunker (massive ordnance penetrators), Mosca rifiutava di fornire a Teheran il sistema S-300 di difesa terra-aria di media portata, scudo indispensabile vitale per il suo programma nucleare … e avviava negoziati con Riyadh per l’esportazione di S-400, il massimo in termini di difesa aerea.

Circondato, Iran sembrava esangue, al punto che i disordini post-elettorali nel 2009 sono apparsi come il prologo della caduta annunciata di Teheran e il coronamento, certo tardivo, della strategia dei falchi neoconservatori di George Bush figlio …
Non si teneva conto del la pazienza e della capacità di resistenza di Teheran da una parte e delle conseguenze inevitabili degli errori strategici americani dell’altra. Se le proteste del 2009 hanno sorpreso il regime dei mullah, non lo hanno intaccato: la repressione è stata abbastanza forte per essere compresa … e il cuore del regime ha potuto testare la propria coesione e la propria solidità. Ma il vero carburante del offensiva iraniana alberga negli errori della Casa Bianca, del Dipartimento di Stato e del Pentagono, tutti uniti nella stessa cecità che ha offuscato i migliori analisti della CIA manipolati per fini ideologici come d’altronde il SIS britannico.

I neo-conservatori, con la loro vendetta sterile contro Saddam Hussein, hanno infatti liquidato il malvagio regime e disperso i quadri del partito Baath laico, trasformando l’Iraq in una mecca del terrorismo; gli apprendisti stregoni di Washington (Richard Perle, Dick Cheney, Donald Rumsfeld, in particolare) consolidavano ciecamente un asse sunnita composto dai regimi fondamentalisti musulmani: Qatar, Arabia Saudita, Emirati Arabi Uniti. Questo asse sunnita, unito dal petrolio, da giganteschi contratti di armamenti e dal terrorismo islamista, cercavano di imporre ovunque la propria volontà nella regione, in particolare in Siria. Una persona incarnava questa politica: il principe Bandar bin Sultan, ex ambasciatore saudita a Washington, spesso descritto come un agente stipendiato dalla CIA. La sua ricomparsa nella scorsa primavera, dopo una breve eclissi di disgrazia, come consigliere speciale del re Abdallah, dice molto circa l’influenza americana su Riyadh.
La primavera araba fornirà presto a questo asse l’opportunità di accelerare i propri progetti geopolitici. Nel 2009, la nuova amministrazione americana, tanto ideologica quanto la precedente, continuerà a sostenere ciecamente questo asse sunnita. La caduta della Libia di Gheddafi nel 2011 doveva annunciare poco dopo quella di Mubarak al Cairo nel 2012 con l’arrivo dei Fratelli Musulmani di Morsi.

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Le retour de l’Iran, par Aymeric Chauprade

Le retour de l’Iran, par Aymeric Chauprade

La chute de Sanaa n’a été que peu commentée ; pourtant, la prise de contrôle de la capitale yéménite par les rebelles chiites Houthis a d’importantes répercussions et doit surtout être interprétée dans un contexte plus large : la stratégie régionale de Téhéran dont l’influence s’étend désormais sur tout le Golfe.

De l’encerclement à l’offensive…

Ce résultat était pourtant loin d’être acquis : au cours de la décennie précédente, l’influence perse avait été réduite sous les coups de butoir de la diplomatie néo-conservatrice américaine et l’Iran, pratiquement encerclée. Présentes en 2001 en Afghanistan, les forces armées américaines envahissaient deux ans plus tard l’Irak. Au Liban, Assad retirait progressivement son armée sous la pression de Washington (2005), et l’État hébreu commençait de s’entendre avec l’Azerbaïdjan dans un échange dont seul Israël a le secret : devenant conseiller militaire de Baku comme il l’est de Singapour et de New-Dehli, Tel-Aviv lui vendait des armes, lui achetait son pétrole (un tiers de son approvisionnement) et infiltrait ses agents de sabotage via cette base avancée de sa lutte féroce et clandestine contre le programme nucléaire iranien. Enfin, dernier trait, au moment même où Israël recevait enfin de Washington le feu vert pour la fourniture de bombes anti-bunkers (les massive ordnance penetrators), Moscou refusait de livrer à Téhéran le système S-300 de défense sol-air de moyenne portée, indispensable bouclier pourtant de son programme nucléaire…et entamait des négociations avec Ryad pour l’exportation du S-400, le nec plus ultra de la défense sol-air.

Encerclée, l’Iran apparaissait exsangue, au point que les soulèvements post-électoraux de 2009 apparaissaient comme le prologue de la chute annoncée de Téhéran et le couronnement, tardif certes, de la stratégie des faucons néo-conservateurs de Georges Bush junior…

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La Francia di fronte alla questione islamica: scelte credibili per un futuro frances

Di Aymeric Chauprade, geopolitico, deputato francese al Parlamento europeo, Consigliere della Presidente del Fronte nazionale per le questioni internazionali.

Aymeric ChaupradeSono lontani i tempi in cui il mondo arabo ambiva allo sviluppo, alla modernizzazione, alla secolarizzazione di quell’Islam sunnita sempre prepotente nei confronti delle minoranze cristiane e sciite. Allora si parlava di nazionalismo arabo, sostenuto da Nasser e poi da Saddam Hussein, passando per Hafez el Assad. Erano i tempi dei regimi autoritari predisposti allo sviluppo, che difendevano le donne, i cristiani e tutte le minoranze dal fondamentalismo sunnita, con prospettive di apertura democratica che si sarebbero certamente realizzate se i processi interni avessero avuto la possibilità di svolgersi seguendo il proprio ritmo storico. Erano anche i tempi in cui la causa palestinese era ancora una causa nazionalista e non già una causa islamica. Ma è andata così, l’acqua è passata sotto i ponti e le Autorità palestinesi come il Fatah sono state cancellate da Hamas.

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Frankreich und die islamische Frage: Glaubwürdige Wahlmöglichkeiten für eine französische Zukunft

Von Aymeric CHAUPRADE, Geopolitologe, französischer Europaabgeordneter und Berater der Vorsitzenden des französischen Front National in internationalen Angelegenheiten.

Die Zeiten sind längst vorbei, als die arabische Welt von Entwicklung träumte, von Modernisierung, von der Säkularisierung eines sunnitischen Islams, der für christliche und schiitische Minderheiten nach wie vor eine Bedrohung darstellt. Es war die Zeit des arabischen Nationalismus, von Nasser über Hafiz al Assad bis hin zu Saddam Hussein. Die Zeit entwicklungsorientierter autoritärer Regime, die Frauen, Christen und allen Minderheiten einen Schutzwall gegen den sunnitischen Fundamentalismus boten ebenso wie die unvermeidliche Perspektive der demokratischen Öffnung, wenn man es zugelassen hätte, dass die internen Prozesse in ihrem bisherigen Rhythmus voranschreiten. Es war auch die Zeit, als die palästinensische Sache noch eine nationalistische Sache und noch keine islamische Sache war. Nur ist seitdem viel Wasser unter den Brücken geflossen und die Palästinensische Autonomiebehörde sowie die Fatah wurden von der Hamas ausgelöscht.

Wir müssen das Verschwinden des arabischen Nationalismus zur Kenntnis nehmen

Die Zeit des arabischen Nationalismus ist längst vorbei. Zerfressen von der Korruption in der eigenen Elite, bewusst zerstört von der amerikanischen Politik(der Feind der nationalen Ölinteressen) ebenso wie vom gewaltigen strategischen Irrtum in Bezug auf Israel, mit dem eine Verständigung denkbar gewesen wäre, um die Existenz eines Palästinenserstaates und zugleich die Sicherheit des jüdischen Staates zu gewährleisten, hat der arabische Nationalismus sein eigenes Grab geschaufelt.

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France faced with the Islamic question: credible choices for a French future

By Aymeric Chauprade, geopolitician, French Member of the European Parliament, and advisor to the President of the Front National on international issues

Gone is the time when the Arab world dreamed of developing, modernising and secularising a branch of Sunni Islamism which continues to threaten Christian and Shiite minorities. That was the time of Arab nationalism, from Nasser through to Saddam Hussein and Hafez el Assad. A time of authoritarian regimes, focussed on development and offering women, Christians and all minorities protection from Sunni fundamentalism, and which would inevitably have had a democratic outcome if internal processes had been left to take place at their own historical pace. It was also a time when the Palestinian cause was still a nationalist one and not yet an Islamic one. But water passed under the bridge and the Palestinian Authority, like the Fatah, were eradicated by Hamas.

Recognising the disappearance of Arab nationalism

This era of Arab nationalisms has well and truly passed. Eroded by the corruption of its own elites, deliberately destroyed by US policy (the enemy of oil-related nationalisms) and the huge strategic error of Israel, with which it could have worked to guarantee both the existence of a Palestinian state and the security of the Jewish state, Arab nationalism signed its own death certificate.

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